DEPAC-3 : Le Laboratoire Citoyennetés renforce les radios de proximité pour une meilleure information citoyenne
Le Laboratoire Citoyennetés (LC) a organisé, en partenariat avec l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC), une formation certifiante à l’attention des journalistes des radios de proximité des régions de l’Est, du Nord et du Centre-Ouest. Durant cinq jours, du 24 au 28 mars 2025, ces professionnels ont été outillés sur les genres rédactionnels, la collecte et le traitement de l’information en radio. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne (DEPAC-3), financé par la Direction du développement et de la Coopération suisse (DDC).
La gouvernance locale repose sur une communication fluide entre les collectivités et les citoyens. Yvette BADINI, coordonnatrice de l’axe 1 du DEPAC-3 au Laboratoire Citoyennetés, l’explique bien : « Les radios sont des acteurs clés du programme. Elles accompagnent les collectivités dans la retransmission des sessions communales et la production d’émissions de redevabilité. Cette formation leur permettra d’améliorer la qualité de leurs productions et de donner aux citoyens un meilleur accès aux informations sur la gestion locale. »
L’ISTIC, partenaire technique de cette formation, se positionne comme un centre de référence en matière de formation continue des journalistes, selon Dr Alizèta OUOBA, sa Directrice générale. Tout en soulignant l’importance de ces sessions, elle confie que « le journalisme est un métier en constante évolution. Il est important que les professionnels se forment régulièrement pour renforcer leurs compétences et s’adapter aux nouveaux défis de l’information de proximité ».

Les participants ont salué la richesse des enseignements dispensés. Yassia SAVADOGO, journaliste à la radio Wendpanga de Ouahigouya, a particulièrement apprécié les modules sur l’interview et le reportage : « On réalise des interviews au quotidien, mais cette formation nous a montré qu’il y a une vraie méthode pour poser les bonnes questions et obtenir des réponses pertinentes. Quant au reportage, j’ai compris l’importance de capter l’ambiance et de structurer l’information pour produire un contenu vivant et attractif. »
Quant à Bandiri PALLO, animatrice technicienne à la radio Tin-Tua de Fada N’Gourma, elle met en avant l’impact direct de cette formation sur son travail : « Nous faisions déjà des reportages, mais aujourd’hui, je sais comment en réaliser un bon, comment choisir un sujet pertinent et comment améliorer la qualité de mes productions. »
Contrairement aux idées reçues, cette formation n’était pas destinée aux débutants, mais à des journalistes expérimentés. Clémence TUINA, la formatrice, a été agréablement surprise par leur engagement : « Ces professionnels avaient déjà des années d’expérience, mais ils ont su mettre de côté leurs habitudes pour réapprendre les bases du métier. L’interview, par exemple, est un exercice fondamental, mais ils ont réalisé qu’ils l’abordaient souvent de manière intuitive. Or, c’est tout un art. »
Elle recommande d’ailleurs que ces formations soient prolongées, prochainement, sur plusieurs jours afin d’approfondir davantage les thématiques abordées.
Grâce à cette formation, les journalistes repartiront avec de nouvelles compétences qu’ils pourront appliquer immédiatement dans leurs rédactions. Certains prévoient même de faire des restitutions pour partager ces acquis avec leurs collègues.

En reconnaissance des efforts fournis et de l’engagement des participants, le Laboratoire Citoyennetés et l’ISTIC leur ont remis des attestations de formation. Un gage de leur montée en compétence et un encouragement à mettre en pratique les connaissances acquises sur le terrain.
Le Laboratoire Citoyennetés et l’ISTIC entendent poursuivre ces initiatives afin de renforcer durablement le rôle des médias locaux dans la gouvernance et la participation citoyenne. Une dynamique essentielle pour un accès équitable et inclusif à l’information.
Bernadette KAMBIRÉ, Céline SÉOGO, Observatrices Civitac, Ouagadougou


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