Université Norbert-ZONGO : le Laboratoire Citoyennetés éclaire les étudiants sur les fondements et intérêts du suivi citoyen des politiques publiques
En marge des 72 heures de l’étudiant en économie, organisées du 22 au 24 avril 2026 à l’Université Norbert-ZONGO, le Laboratoire Citoyennetés, à travers le projet FASOVEIL, a animé une communication sur les fondements et intérêts du suivi citoyen des politiques publiques.
Devant les étudiants de l’Unité de formation et de recherche en sciences économiques et de gestion (UFR/SEG), Babou ZIO, chargé de programme au Laboratoire Citoyennetés, a développé une communication. Il l’a axée sur le contrôle citoyen et les mécanismes de participation des citoyens à l’action publique. Après avoir présenté le Laboratoire Citoyennetés et ses interventions dans le suivi citoyen, le communicant s’est appesanti sur la notion de politique publique avant d’aborder la question du contrôle citoyen. Le contrôle citoyen, il l’a défini comme une démarche consistant pour les citoyens à demander des comptes aux gouvernants sur les actions engagées au nom de l’intérêt général.
Pourquoi suivre une politique publique ? À cette interrogation, Babou ZIO a insisté sur la nécessité pour les citoyens d’apprécier la pertinence, les effets et les limites des politiques publiques ; mais aussi de pouvoir interpeller l’État lorsque des insuffisances sont constatées. « Tout le monde doit contribuer aux politiques publiques, y compris les étudiants », a-t-il soutenu, invitant les participants à se considérer comme des acteurs à part entière du suivi citoyen.
La communication a particulièrement mis l’accent sur deux approches du suivi citoyen. La première, le suivi communautaire, fondé sur la recherche, l’observation et la collecte d’informations sur les réalités vécues par les populations. La seconde, axée sur le suivi de la gouvernance locale, renvoie aux mécanismes de contrôle, de redevabilité et de participation dans la gestion publique.
Au-delà de ces outils, l’intérêt de la communication a résidé dans l’interpellation directe des étudiants sur leur propre rôle. Le communicant les a invités à identifier eux-mêmes des politiques publiques à analyser, y compris dans leur environnement universitaire, en faisant du campus un espace possible d’exercice du suivi citoyen.
Les échanges avec les participants ont prolongé cette réflexion. Des questions ont porté sur les formes concrètes d’implication des étudiants, y compris sur des sujets liés à la vie universitaire. En réponse, M. ZIO a encouragé des dynamiques collectives, suggérant la mise en place de cadres ou de comités d’étudiants pouvant porter des initiatives de veille et de suivi sur certaines problématiques.
Pour rappel, à l’occasion de ces 72 heures de l’étudiant en économie, les organisateurs bénéficient d’un appui technique et institutionnel du Laboratoire Citoyennetés (LC), à travers le projet FAciliter la Redevabilité et la VEILLE citoyenne avec la SOciété civile (FASOVEIL).
Aziz KABORÉ, Observateur Civitac, Koudougou
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